Due diligence KYC ce que vous ignorez peut vous nuire

Par Ronny Aoun
La due diligence KYC ce que vous ignorez peut vous nuire
Certains parlent de know your customer ou know your client KYC ou simplement d’acceptation des clients. Quel que soit le terme utilisé, le processus reste le même et se situe au cœur de l’identification et de l’intégration des clients au sein des institutions financières.
À l’origine, le KYC était conçu pour des vérifications de routine sur les nouveaux clients. Aujourd’hui, le KYC constitue la première ligne de défense contre les crimes financiers, tels que la fraude et le blanchiment d’argent. Bien que les institutions financières maîtrisent bien le processus KYC, celui ci demeure une activité coûteuse et complexe. Selon certaines estimations, les institutions financières mondiales dépensent en moyenne 150 millions de dollars par an pour les opérations de due diligence KYC.
Les régulateurs financiers imposent de lourdes amendes en cas de non conformité. À cela s’ajoute l’exposition potentiellement coûteuse aux atteintes à la réputation. Les conséquences d’un dommage réputationnel peuvent être multiples, allant de la déstabilisation de la marque à l’érosion de la valeur actionnariale, en passant par la perte de clients.
Malgré les ressources et le temps consacrés à la due diligence KYC, de nombreuses organisations continuent de faire face à des inefficacités, notamment une forte dépendance à des processus manuels tels que les recherches en ligne d’informations négatives concernant des clients potentiels.
De plus, la norme dans le secteur consiste à s’appuyer sur des listes de surveillance et des bases de données pour obtenir des informations sur les personnes et les entités. Bien que ces ressources constituent une partie importante du processus, le besoin de collecte d’informations en temps réel et de surveillance continue ne cesse de croître. Les institutions ne peuvent pas se contenter de compter sur leurs clients existants pour les informer de changements importants concernant leurs entreprises. Elles doivent également surveiller de près les clients à haut risque.
Surveillance des médias négatifs en ligne
Un nombre insuffisant d’institutions surveillent de manière adéquate et efficace les médias en ligne afin d’identifier des informations négatives sur les personnes avec lesquelles elles choisissent de faire affaire. Étant donné que les algorithmes de recherche en ligne évoluent fréquemment et que le nombre de sources d’information augmente chaque jour, les recherches manuelles constituent un moyen laborieux et largement inefficace de mener une due diligence.
L’intelligence artificielle change la donne dans ce domaine, car il n’est pas réaliste d’attendre des êtres humains qu’ils analysent l’énorme volume de données publiques disponibles en ligne concernant des milliers de parties prenantes potentielles à un moment donné. C’est pourquoi Valital combine l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle pour aider les organisations à identifier, détecter, analyser et atténuer les risques réputationnels.
Valital utilise le traitement du langage naturel, une forme d’intelligence artificielle qui permet aux ordinateurs d’extraire le langage à partir de textes non structurés. L’intelligence artificielle apprend le langage humain et s’appuie sur le contenu et le contexte pour effectuer des recherches et des analyses en temps réel des médias en ligne, des blogs et des tweets, en signalant les comportements répréhensibles liés à des fautes universellement reconnues telles que la discrimination, la criminalité financière et la fraude, le harcèlement, la violence et les abus.
Pour les institutions financières qui ont une responsabilité fiduciaire envers leurs clients et qui ont accès à de grands volumes d’informations sensibles, l’ancien adage faire confiance mais vérifier n’est plus suffisant. Vérifier puis faire confiance permet aux organisations de prendre de meilleures décisions, plus sûres, concernant les personnes avec lesquelles elles choisissent de faire affaire.
Les institutions financières évoluent dans un environnement réglementaire mondial en constante mutation. Elles ont besoin d’un accès continu et en temps réel à l’information ainsi que de capacités de surveillance permanentes. La surveillance des médias négatifs en ligne constitue un élément essentiel du processus de due diligence KYC, et les institutions doivent disposer des bonnes technologies, déployées au bon moment, pour renforcer efficacement leurs efforts de gestion des risques.




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